Category: Blog

#IWD2020 – Rencontre avec Cécile Real, CEO d’Endodiag

L’égalité entre les femmes et les hommes fait régulièrement l’objet d’échanges dans les médias ou sur les réseaux sociaux, notamment lors des journées dédiées à cette problématique. Faire progresser les mentalités dans certains métiers traditionnellement à dominante masculine ne s’improvise pas. La « MedTech » est un domaine où le manque de mixité s’observe également.

Pour en savoir plus, nous sommes allés à la rencontre de Cécile Real – CEO d’Endodiag.

 

 Endodiag, c’est qui, c’est quoi ? Pitchez-nous votre entreprise !

Endodiag est une société innovante, dont le cœur de métier est centré sur le développement de solutions diagnostiques pour améliorer la vie des patientes atteintes d’endométriose.

L’endométriose est une affection gynécologique majeure et invalidante, qui touche 10% des femmes en âge de procréer, soit près de 180 millions de femmes dans le monde. Elle se traduit par des douleurs sévères, chroniques (crampes menstruelles, des douleurs invalidantes, fréquentes dans le bas du dos, au niveau du bassin et de l’abdomen, des mictions douloureuses et des menstruations très irrégulières et excessives), souvent insoutenables et une infertilité chez plus de 40% des patientes. Actuellement, l’endométriose n’est diagnostiquée avec certitude que par chirurgie laparoscopique sous anesthésie générale. Ce diagnostic est réalisé lorsque les douleurs deviennent intolérables pour la patiente et/ou lorsque l’envahissement de la cavité abdominale est massif avec des formes très sévères de la maladie. Il intervient en moyenne plus de sept ans après l’apparition des premiers symptômes.

Le coût sociétal annuel de l’endométriose se porte à 78 et 77,5 milliards d’euros pour les Etats-Unis et pour les principaux pays européens respectivement. Ce coût de l’endométriose, tout comme le nombre de patientes atteintes, est comparable à celui d’autres maladies chroniques telles que le diabète de type II.

Endodiag développe plusieurs tests pour relever les défis majeurs de cette maladie : un diagnostic précoce par simple prise de sang et des outils pronostiques pour personnaliser la prise en charge de chaque patiente.

 

Quels sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?

La vision que nous avons depuis le début est qu’un diagnostic précoce de la maladie est crucial pour limiter la progression de la maladie, personnaliser la prise en charge et enfin pour la patiente elle-même. Nous croisons beaucoup de patientes qui se sont senties malades pendant 5, 7 voire 9 ans sans jamais pouvoir mettre un nom sur cette maladie et sans être reconnues comme malades. Cela a des conséquences désastreuses sur leur vie sociale, professionnelle et personnelle.

Endodiag a une dimension mondiale, nous finalisons tout juste le premier essai clinique international pour le diagnostic de l’endométriose : 1300 patientes ont participé, grâce au soutien de centres experts reconnus mondialement dans 9 pays différents (Europe, Amérique du nord et Moyen orient). Nous allons démarrer le développement industriel de notre premier test de diagnostic précoce afin de proposer rapidement une solution aux médecins et aux patientes.

Nous espérons ainsi, avec l’aide de partenaires commerciaux, impacter significativement la qualité de vie de millions de femmes.

 

Vous avez créé votre première entreprise à 25 ans. Quelle est votre vision de l’entrepreneuriat féminin dans l’industrie des technologies médicales ?

La situation a heureusement évolué dans le bon sens et l’entrepreneuriat féminin y est plus représenté même s’il reste encore largement minoritaire. Il y a 20 ans, il m’est très souvent arrivée d’être la seule femme dans une assemblée d’entrepreneurs, aujourd’hui, cela n’arrive plus. Les métiers de cette industrie : sciences de l’ingénieur, informatique, chirurgie, etc. sont historiquement plutôt masculins mais ils se féminisent petit à petit. Il reste toutefois encore des progrès à faire : les femmes sont par exemple sous représentées dans nos conseils d’administration (Endodiag faisant figure d’exception puisqu’il est majoritairement féminin). C’est dommage car l’équilibre de vision et de sensibilité est un vrai atout pour une entreprise. Je vois aussi encore trop de jeunes entreprises dans lesquelles tous les co-fondateurs et tous les managers sont des hommes. Là encore, il me semble dommage que ces équipes ne soient plus équilibrées.

 

 

En tant que « Woman in medtech », quels conseils donneriez-vous aux femmes qui veulent se lancer dans ce domaine ?

La première chose est vraiment d’avoir confiance en soi, en son instinct et en son projet. L’entreprenariat est un métier passionnant mais difficile qui nécessite beaucoup de résilience. Il y a forcément beaucoup d’inconnues lorsque l’on démarre. Il ne faut pas en avoir peur mais les gérer avec sérénité au fur et à mesure que le projet se développe et parfois savoir s’adapter à des situations nouvelles.

La deuxième est de bien s’entourer, de connaitre ses forces et ses faiblesses et d’aller chercher des gens meilleurs là où l’on est un peu moins bon. Notre industrie du Medtech est de plus en plus complexe : barrière réglementaire plus élevée, problématique de remboursement dans des systèmes de soins contraints financièrement, changement des parcours de soins, arrivée de nouvelles technologies comme l’IA, etc; Il est difficile, si ce n’est impossible, de maitriser parfaitement tous les sujets et donc indispensable s’entourer.

Un projet a besoin d’un leader mais son succès repose sur une équipe, c’est utile d’avoir des gens différents autour de soi, d’accepter de se faire challenger pour grandir et de garder sa capacité d’écoute.

 

l'équipe de MonBuilding

#IWD2020 – Rencontre avec Eliane Lugassy, CEO de MonBuilding

Eliane Lugassy, CEO de MonBuildingEliane Lugassy est la présidente et co-fondatrice de MonBuilding accélérée au WAI Paris. Titulaire du CAPA & diplômée de l’ESSEC, elle rejoint la banque d’affaires Rothschild&Co où elle travaille sur des dossiers de fusions-acquisitions, dont la cession de l’immeuble Cœur Défense. C’est pour offrir une meilleure expérience sur le lieu de travail aux collaborateurs qu’Eliane s’est lancée un nouveau défi en 2016 et qu’elle a créé l’application MonBuilding. Nous sommes allés à sa rencontre à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes.

 

 MonBuilding, c’est qui, c’est quoi ? Pitchez-nous votre entreprise !

MonBuilding est une plateforme web et mobile qui a pour but d’améliorer le bien-être des occupants sur leur lieu de travail / lieu de vie. Au quotidien, l’application facilite la circulation d’informations et l’accès aux différents services d’un immeuble (réservation d’espaces, gestion des incidents, restauration, salle de sport, etc.). Flexible, la solution MonBuilding s’adapte à tous les types de biens, du siège social, à l’immeuble multilocataires, à l’espace de coworking en passant par les résidences étudiantes ou le « coliving ». La plateforme permet également aux propriétaires / gestionnaires des lieux d’accéder aux données d’utilisation et de satisfaction des services mis à disposition ce qui leur permet d’être réactifs et de faire évoluer les services.

 

Quelles sont vos ambitions, quels sont vos objectifs pour votre entreprise ?

L’expérience occupant a été délaissée pendant de (trop) nombreuses années ! Notre ambition est que notre outil devienne un élément aussi important que le chauffage ou le Wi-Fi dans chaque immeuble. Nous sommes convaincus que dans quelques années, on se demandera comment on faisait sans. Grâce à la flexibilité de notre plateforme, nous pouvons adresser de nombreux marchés, en France et en Europe.

 

Titulaire du CAPA, vous avez démarré votre carrière en tant qu’analyste puis associate à la banque d’affaires Rothschild en fusions et acquisitions. Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans l’entrepreneuriat et la PropTech ?  

Chez Rotschild&Co, j’ai eu l’occasion de travailler sur plusieurs sujets immobiliers mais surtout, de prendre conscience de l’importance de l’expérience collaborateur dans mon quotidien. Accès aux services de l’entreprise, déclaration des incidents, horaires de la salle de sport… Je ne savais jamais où trouver l’information et je perdais du temps inutilement ! Ayant développé le goût de l’entrepreneuriat lors de mes études à l’ESSEC, j’ai voulu essayer de résoudre ce problème. En 2016, le marché de l’immobilier avait un très fort potentiel mais était encore assez en retard sur sa digitalisation. C’était le moment idéal pour lancer cette aventure entrepreneuriale.

 

De nombreuses femmes dans l’industrie technologique et des sciences estiment que leur sexe affecte la façon dont elles sont perçues ou traitées. Avez-vous déjà été dans une telle situation ? Comment avez-vous géré cela ?

J’ai en effet vécu et repéré ce type de comportements à plusieurs reprises autour de moi, dans cette industrie ou dans d’autres. Il n’y a pas de réponses toute prêtes dans ce genre de situation. J’ai travaillé dur et me suis entourée de gens compétents. J’ai aussi rencontré des personnes bienveillantes, de sexe masculin compris, qui m’ont aidée et ont cru en mon projet.

 

Quels conseils donneriez-vous à une femme qui envisagerait une carrière dans la tech ?

Je lui conseillerais de croire en elle et en son idée à 200%. C’est un conseil qui ne se limite pas aux carrières dans la tech d’ailleurs. Plusieurs études sociologiques ont montré qu’à compétences égales, les femmes avaient moins confiance en elles que les hommes. C’est un défi pour nombre de femmes mais c’est un sujet central aujourd’hui. La clé est d’être soi-même, d’identifier ses forces et ses faiblesses et de s’entourer des bonnes personnes au quotidien. Alors, tout devient possible !

 


Créée mi 2016, MonBuilding est une application web et mobile qui a pour but d’améliorer le bien-être des occupants sur leur lieu de travail / lieu de vie. Déployée sur un portefeuille de plus de 150 immeubles tertiaires et résidences gérées (étudiants et coliving), MonBuilding est une application flexible et sécurisée, facilitant la communication d’informations et l’accès aux services à tous les occupants d’un immeuble. Elle permet également aux propriétaires/gestionnaires des lieux d’accéder à une interface de gestion avec des données d’utilisation et de satisfaction des services mis à disposition.

Après une levée de fonds de 2 millions d’euros en décembre 2018 et le gain du Challenge Start-up Bouygues à Viva Technology 2019, MonBuilding continue à séduire les entreprises avec sa solution “all-in-one ». Covivio, Dior, AEW Europe, Nexity, MACSF, Gecina ou encore BNP Paribas Real Estate comptent ainsi parmi ses clients.

En savoir plus sur home.monbuilding.com

Start-up : comment se lancer à l’international ?

Dans la vie d’une start-up, vient très souvent un moment où se pose la question du développement à l’étranger. Voici quelques conseils pour une internationalisation sereine.

Choisissez le bon timing

➔ Pensez à votre déploiement à l’international dès le départ
Anticiper et réfléchir à votre internationalisation au plus tôt est la meilleure solution pour préparer votre start-up au grand saut. Avec d’emblée ce paramètre en tête, vous pourrez adapter votre modèle de développement en amont (en recrutant par exemple des collaborateurs à l’aise en anglais) et être plus opérationnel le moment venu pour vous insérer dans un nouvel écosystème élargi, vous montrer réactif et concurrentiel.

➔ Evaluez votre capacité à vous lancer
Pour mener à bien votre scale-up, ne vous précipitez pas. Il vous faut d’abord vous poser les bonnes questions : votre entreprise est-elle suffisamment mature et capable d’accroître sa production, sans sacrifier la qualité ? Disposez-vous des ressources humaines nécessaires ? Vos finances vous permettront-elles d’investir suffisamment ? Cette phase introspective est nécessaire avant de réaliser une étude de marché. Laquelle est ensuite primordiale pour estimer le bon moment et le bon endroit pour proposer votre offre.

Identifiez le lieu d’implantation idéal

➔ Renseignez-vous sur les spécificités culturelles du pays convoité
Selon le pays pour lequel vous opterez, prenez en compte les différences culturelles. Car, que vous souhaitiez vous exporter aux Etats-Unis, en Espagne ou au Japon, les façons de fonctionner varient. C’est pourquoi, il peut être utile de passer du temps dans le pays sélectionné afin de vous imprégner des codes en vigueur, des mentalités, de la langue et des pratiques locales. Ainsi, vous pourrez adapter votre stratégie marketing et construire un argumentaire efficace, sans fausse note.

➔ Observez et analysez le marché local
Taille, attractivité, maturité, dynamique concurrentielle, barrières réglementaires et commerciales, etc. Avant de partir à la conquête d’un marché à l’international, il est nécessaire de bien comprendre sa nature, d’identifier les enjeux et opportunités d’accès afin de voir si le lieu d’implantation visé est cohérent.

Définissez un business plan solide

➔ Vérifiez votre trésorerie et envisagez une levée de fonds
Se développer à l’international représente un investissement et demande des moyens financiers non négligeables. Il est donc nécessaire de l’anticiper, et d’envisager le cas échéant une levée de fonds. Regardez aussi les outils de financement à votre disposition, les aides potentielles, et bien sûr, parlez-en avec votre partenaire bancaire.

➔ Décidez de la façon dont vous voulez vous implanter
Lancer votre start-up à l’assaut d’un nouveau pays peut se faire de différentes manières : création d’un bureau permanent, d’une succursale, rachats, ou joint venture montée avec des partenaires locaux compétents. Le choix le plus judicieux varie en fonction de votre secteur. Dans tous les cas, des déplacements sur place seront nécessaires. Il peut aussi être à envisager que l’un des dirigeant s’expatrie, même temporairement, pour accompagner votre scale-up.

Entourez-vous de la meilleure façon

➔ Faites appel à des collaborateurs dignes de confiance
Veillez à vous faire accompagner de partenaires qui pourront vraiment vous aider sur l’aspect administratif, financier, logistique, etc. En tant que dirigeant, vous ne pourrez pas tout gérer et devrez pouvoir déléguer en toute confiance. Dans ce contexte, le recrutement d’un Country Manager peut vous soulager. Son rôle : lancer l’activité, en adaptant le produit ou service au marché local, et diriger l’ensemble des opérations (marketing, communication, RH, finance, etc).

➔ Sollicitez des aides
L’accompagnement peut aussi passer par des aides dispensées par des structures publiques et privées. Par exemple, tournez-vous vers les chambres de commerce et Business France, qui sauront vous apporter de nombreuses aides et conseils.

Sur tous ces éléments, du mode d’implantation au recrutement, de l’analyse de marché au plan de financement, n’hésitez pas à en parler avec votre partenaire bancaire. Avec WAI by BNP Paribas par exemple, nos banquiers dédiés aux sociétés innovantes proposent une offre pour vous développer à l’étranger : conseil international avec les experts de Trade Développement, produits bancaires adaptés, capital investissement, etc. Bref, n’hésitez pas à nous contacter, nous pourrons vous accompagner dans ce déploiement à l’international !

 

 

 

 

CES 2020 : des start-ups françaises bien accompagnées

L’équipe Bank of The West et BNP Paribas France

La grand-messe internationale de l’innovation s’est déroulée à Las Vegas du 7 au 10 janvier : les start-ups françaises, dont celles accompagnées par Business France y étaient bien représentées !

C’est une délégation de plus de 130 start-ups françaises qui était présente au CES, parmi lesquelles les 17   sociétés de la sélection Business France. Retour sur cet événement annuel majeur avec Aurélie Bret, Innovation VP Relationship Manager chez Bank of the West, filiale de BNP Paribas aux Etats-Unis.

En quoi consiste le partenariat de BNP Paribas avec Business France dans le cadre du Consumer Electronics Show (CES) ?

Le partenariat CES entre Business France – agence nationale chargée du développement des exportations et des investissements internationaux en France – et BNP Paribas a commencé il y a environ 5 ans. L’objectif : mettre en avant les meilleures start-ups françaises en leur permettant d’exposer au CES, le plus grand événement au monde dédié à l’innovation. Pour cela, un jury composé d’experts – dont fait partie l’équipe WAI – se charge de sélectionner chaque année des start-ups hexagonales en fonction des technologies de rupture qu’elles proposent et de la maturité de leur solution (prototype, produit fini, etc.). Cette démarche d’accompagnement et de soutien vise à promouvoir le savoir-faire et l’innovation à la française, en aidant ces entreprises montantes à poursuivre leur développement grâce au CES (contacts, presse, investisseurs, etc.).

 

Comment accompagnez-vous les start-ups sélectionnées ?

En amont de l’événement, un coaching est offert aux entrepreneurs de la sélection Business France pour les préparer à affronter ce show pour le moins impressionnant. Afin que, sur place, elles soient capables de saisir toutes les opportunités pour se développer sur le marché américain, les lauréats sont notamment entraînés à se vendre, à pitcher leur solution de façon concrète et percutante, le tout en français et en anglais. Cet accompagnement s’est déroulé au WAI Paris fin 2019, lieu d’accélération de start-up de BNP Paribas. Parmi les start-ups du pavillon FrenchTech, My Food et ses serres connectées, The Box et ses emballages pour colis réutilisables, Olythe et son éthylotest connecté, ainsi que Kwalys et ses chatbots avec reconnaissance vocale m’ont particulièrement séduit par leur potentiel de business.

 

             La Secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher et la start-up My Food                                      L’équipe Bank of the West et la start- up Kwalys

Pourquoi est-ce important pour une start-up française d’être présente au CES ?

C’est une occasion unique d’étendre sa visibilité, de nouer des contacts, de constater in situ s’il y a une appétence pour votre innovation, mais aussi de comprendre spécifiquement comment fonctionne le marché américain. Le CES est un show avec une réelle aura, un véritable impact sur le marché. En témoigne la présence des GAFA qui ont profité de l’événement cette année pour rassurer le public sur la protection des données. Dans un contexte où les Américains sont actuellement en quête de nouveaux projets, d’innovations et donc ouverts aussi à ce qui vient d’Europe. Leurs investissements dans des entreprises européennes ont d’ailleurs triplé depuis 2015 ! La dynamique est donc positive et c’est le moment idéal pour se faire connaître, d’autant que les compétences et le talent des start-ups françaises sont réellement reconnues outre-Atlantique.

 

Plus généralement, de quelle façon WAI accompagne les start-ups qui souhaitent se développer à l’international ?

Créé il y a 7 ans, WAI by BNP Paribas est l’offre dédiée à l’accompagnement 360° des start-ups : produits bancaires adaptés, capital investissement, mises en relation au sein d’un écosystème dynamique, équipes dédiées et spécialisées innovation etc. Le but est de faciliter le travail de ces jeunes entreprises, qu’elles puissent se développer rapidement et solidement. En France, mais aussi partout à l’international via des relais locaux. C’est pour les Etats-Unis le rôle de l’Innovation hub de Bank of the West, filiale de BNP Paribas, qui accompagne les start-ups internationales qui souhaitent se développer sur le marché américain. Nous avons mis en place un dispositif dédié : composé d’experts de l’innovation ayant une connaissance de l’écosystème américain et français, et construit une offre Corporate Banking qui permet d’accompagner les scale-ups à chaque stade de leur développement partout aux Etats-Unis. Ce soutien de proximité et d’expert a vocation à aider les start-ups au-delà du CES et sur le long terme.

 

4 start-ups frenchies au CES que WAI vous invite à découvrir !

My Food : Créée en 2016, cette start-up alsacienne, de la sélection Business France, a mis au point des serres connectées mêlant des techniques de permaculture et d’aquaponie. Après une levée de fonds d’1 million d’euros en mars 2018, 150 infrastructures ont déjà été installées dans 7 pays d’Europe. Une quinzaine de préventes ont eu lieu au cours du CES.

Lokly : La start-up française, qui n’en est pas à son 1er CES, a inventé une clé USB qui s’utilise sans ordinateur. Cette clef USB est capable de chiffrer et déchiffrer les données en temps réel. Créée en 2015, et accélérée au WAI Massy Saclay, Lokly s’adresse aux entreprises qui veulent transmettre des informations sensibles.

Fasteesh : Après une campagne de financement participatif réussie, la start-up lyonnaise de la sélection Business France a profité du CES pour présenter sa brosse à dents électrique Y-Brush. La promesse de cet objet en forme de protège-dents : nettoyer efficacement les dents en 10 secondes top chrono grâce à la technologie sonique (par vibrations).

Green System Automative : Cette start-up d’Aix-en-Provence a créé un boîtier capable de réduire les émissions polluantes des moteurs thermiques des deux-roues et des véhicules de loisirs… tout en réduisant les coûts de carburant ! Présente au sein de la délégation French Tech, elle y a reçu un Climate Change Award au CES.

WAI CONNECT CYBERSECURITE

La cybersécurité plus que jamais d’actualité

Le WAI Paris recevait récemment la fine fleur des start-up françaises de la cybersécurité lors d’un WAI CONNECT. L’occasion de présenter ces solutions aux clients ETI et Grandes Entreprises de BNP PARIBAS.

Les attaques cyber vont croissantes et cela n’arrive pas qu’aux autres. Le WAI Paris, lieu emblématique de l’innovation BNP Paribas, accueille des événements WAI CONNECT qui permettent de connecter les grandes entreprises avec des start-up innovantes. Et ce jeudi matin de novembre, la room a été attentive et très sensible aux slides d’intervenants de qualité.

 

Un business

« La cybercriminalité, c’est du business », lance d’entrée Didier Gras, IT risk and cybersecurity officer à BNP Paribas. « Il a dépassé en revenu le trafic de la drogue, et le problème pour les PME est qu’une victime sur deux n’y survit pas. » L’objectif de ce WAI Connect est d’amener des solutions, appréhender le niveau de risques, savoir où investir… les start-up apportent des réponses pragmatiques.

« Avec le business à travers internet, vous devez prendre en compte ce thème de la sécurité avec vos clients. »

 

Détecter et réagir

Au menu de la rencontre, plusieurs pitchs de start-up qui amènent des réponses françaises high level et concrètes. Se protéger, détecter et réagir.

On commence par Yogosha avec Yassir Kazar, son CEO.

« Personnellement, une histoire m’a marqué. En juillet 2017, Verizon veut racheter Yahoo. Durant l’opé de rachat, première vague de fuite de données chez Yahoo… » Quelques jours plus tard, seconde fuite. Verizon demandera ainsi à Yahoo de faire baisser son prix.

Yogosha a créé une plateforme de bug bounty, comprenez des chasseurs de primes de la faille de sécurité. Ingénieux. La start-up rappelle sur son site qu’« une stratégie de sécurité efficace n’est pas une dépense, mais un investissement ». L’entreprise teste ainsi sa sécurité avec une communauté de hackers rigoureusement sélectionnée, qui peut monitorer ses vulnérabilités sur sa plateforme de bug bounty privée.
Pour la petite histoire, Yogosha veut dire défense, ou défenseur, en japonais. La start-up travaille majoritairement avec la finance et le e-commerce. Les rapports de faille arrivent vite (parfois en 4 minutes) et ces dernières sont rapidement verrouillées.

 

Mesurer le risque

Chez Citalid, leur force, c’est le ROI (return on investment). Mesurer le risque cyber encouru et le réduire efficacement, et par quel investissement.

Maxime Cartan, son CEO explique : « Nous allons utiliser le profil de l’entreprise, sa maturité défensive et les menaces possibles. »

Citalid est ainsi la première plateforme européenne d’analyse et de quantification des risques cyber, avec des clients historiques comme la SNCF et Orange.

 

L’éternel login and password

Vous y êtes chaque jour, dès le matin, dans vos devices et à votre bureau. C’est le « active directory ». Emmanuel, fondateur d’Alsid, explique : « Il est partout ce système. Le login : c’est le système, qui vous donne privilèges et droits. C’est un système central invisible. Il est partout. »

Evidemment, dans une entreprise d’envergure, ce système peut mal tourner. Cela en devient une cible de choix. Ensuite ? Pertes de données, dangers sur l’image de marque… « Demandez à un responsable des risques dans un groupe de luxe sa grande peur : “ le risque c’est l’image de marque ! »

Le active directory permet au hacker d’accéder à de plus en plus de choses.

Alsid propose une solution qui monitore en temps réel les risques. « C’est l’alarme incendie, mais avant… du préventif, de la détection, pas pendant, ni après. »

 

Et les mails, on en parle ?

Hotmail, Gmail… C’est sympa en privé pour envoyer des news à votre grand-mère qui évidemment n’est pas à bloc sur Insta.

Hélas en mode pro, et surtout pour des données sensibles, on vous observe.

Thomas Baignères CEO de Olvid, est docteur en cryptographie : « WhatsApp, c’est un chiffrement de bout en bout, chiffré avant, et déchiffré sur le destinataire. » Mais comment font-ils ?

« WhatsApp opère un annuaire gigantesque, à chaque numéro est associé des clefs crypto. » Passionnant, mais complexe. Et comme tout ce qui est complexe, des petits malins aiment à entrer dans la brèche, infime soit-elle.

Après cinq années de recherche, Olvid offre la garanti de l’expéditeur, de la lecture au bon destinataire, et la garantie du message retour. C’est un pigeon voyageur si l’on peut dire. Personne ne peut l’intercepter. De plus, « notre plateforme n’a accès à aucune données personnelle. »

 

L’Edge, ou la sécu dans le Cloud

Volterra s’emploie à créer de nouvelles générations de plateformes qui opèrent avec l’Edge, une méthode d’optimisation du Cloud, décentraliser le mouvement de données étant aussi un risque. « Aujourd’hui nous avons de multiples usages via nos devices, comme la voiture connectée… », explique Benjamin Schilz, de Volterra.

« Il y a tellement d’applis qu’il faut que les calculs se fassent au plus près. Pour être plus réactif, se rapprocher de l’utilisateur, de l’usage.

« Ce qu’on fait chez Volterra, ce sont des applis plus modernes. Découper nos appli métiers, cela nous permet de les opérer plus facilement. » Verrouiller l’info pour que le nuage ne donne jamais de pluie.

 

En mode crise

8 heures, au bureau, vous tombez par hasard sur des plans, des plannings, des rapports de l’entreprise, en libre-service sur le web. Après votre 4e café et le stress à son comble que faites-vous ?

« La perte de données sur le net. Pas une semaine sans cas d’importantes sociétés avec fuites de données », explique Pierre Byramjee, de Cyber Angel.

Il faut savoir qu’« entre 50 et 90 % sont affaires de tierce partie. Ensuite une grande partie due aux négligences, d’un employé par exemple. La 3e tendances étant la prolifération de devices connectés, qui induit du risque. »

Cyber Angel agit comme un détecteur de fuite de données. Un moteur de recherche super sophistiqué va scanner le web, le dark web et le reste pour trouver ce qui est parti et confidentiel. « Nous avons retrouvé pour un client des plans de moteur d’avion par exemple, la sécu d’un aéroport ou encore des plannings de sky marshall aux Etats-Unis… » Impressionnant.

 

Se croire à l’abri ?

Jamais évidemment, car comme le souligne Thierry Piton, expert risque chez AXA France, « 80 % des entreprises en France ont eu une tentative de cyber attaque en 2018 ». Désormais le risque cyber est également dans les contrats, et en grande partie parfois.

Le bilan ? C’est comme tout, protégez-vous.

crowdfunding bonnes pratiques

QUAND CROWDFUNDING RIME AVEC RÉUSSITE : 10 BONNES PRATIQUES 2/2

Dans ce 2ème article de notre série dédiée au crowdfunding, WAI vous donne les clés pour franchir le cap en toute tranquillité.

Lors de notre dernier article sur le succès du crowdfunding en France, WAI a détaillé les trois formes du crowdfunding. Maintenant que cet état des lieux est acquis, vous devez vous poser les bonnes questions : réfléchir à la façon dont vous allez présenter votre projet, calculer le montant que vous souhaitez lever, établir un plan de communication bien ficelé et choisir parmi les 61 plateformes françaises ou plateformes internationales.

Pour vous aiguiller, WAI a créé un chemin de décision et vous donne toutes les cartes en main pour réussir. Pour éviter de vous lancer tête baissée dans votre campagne, il faut bien connaître tous les rouages de cette mécanique bien huilée.

 

Avant de démarrer sur les chapeaux de roues, il est nécessaire de faire le point sur l’avancement de votre projet et le temps que vous pouvez consacrer à la campagne. Se préparer minutieusement est la clé de la réussite du crowdfunding. Voici les 10 règles d’or à suivre, avant, pendant et après votre campagne selon WAI :

 

Avant la campagne, les préparatifs de la réussite

Crowdfunding-chemin-de-décisionRègle 1 : ciblez la bonne plateforme

Kickstarter, Ulule, Kisskissbankbank (pour les plus connus) lèvent chaque année plusieurs milliards d’euros pour des projets aussi nombreux que variés. Et chaque plateforme avance son argument. Par exemple, Ulule est portée sur l’international. Leetchi fonctionne sur la base de la cagnotte solidaire tandis Kisskissbankbank fonctionne avec des dons. Et Wiseed permet d’investir dans le capital d’une entreprise à partir de 100 euros. Aussi, si certaines plateformes sont généralistes, d’autres sont spécialisées dans un secteur : collectivité, agriculture, immobilier, développement durable, etc. Pour vous, créateurs, il faut être vigilant aussi sur son fonctionnement. Selon les plateformes, si le montant souhaité n’est pas collecté, votre projet prend fin. Quelques-unes acceptent que le projet voit le jour même si le montant initial n’est pas atteint.

Prenez le temps de vous renseigner sur le site d’information des CCI pour connaître la liste des plateformes et leurs critères, de les évaluer avec le taux de financement de votre catégorie, et aussi de vous inspirer des plateformes qui font le buzz et des projets qui ont fonctionné !

Règle 2 : définissez le montant à lever

C’est une question de stratégie mais aussi de bons sens. Gardez à l’esprit que le crowdfunding fonctionne en général avec la règle du tout ou rien. Si l’objectif est atteint, vous profiterez des contributions. A l’inverse, toutes les sommes seront reversées.  Mieux ne vaut pas être donc trop gourmand. Il faut prendre aussi en compte les commissions parfois élevées. La bonne pratique est d’annoncer un objectif réalisable, en toute transparence.

Règle 3 : prévoyez vos dépenses

La lancement d’une campagne de crowdfunding se prépare. Même si l’intérêt est de récolter des fonds, vous n’obtiendrez rien sans rien. Définissez un budget à allouer à votre campagne : frais de la plateforme, audit et communication.

Règle 4 : choisissez judicieusement votre durée de campagne

Après avoir identifié la bonne période pour lancer votre campagne, il faut réfléchir à sa durée. Elle se détermine selon vos besoin, l’enthousiasme de votre éventuelle communauté, la quantité de contenu que vous envisagez d’égrener ainsi que les événements qui rythmeront votre campagne. Dès que le compte à rebours est lancé, vous courez contre la montre ! Une campagne dynamique, entre 25 et 45 jours, a plus de chance d’aboutir. Une durée trop longue peut engendrer une période de creux et atténuer le manque d’intérêt des contributeurs. En général, c’est au début et à la fin que la collecte est la plus propice et en semaine !

Règle 5 : communiquez selon les 3 cercles

Pour que votre idée soit repérée dans la jungle des projets, vous devrez muscler votre force de persuasion auprès du grand public. Ce sera votre meilleur atout à condition que votre message respire l’authenticité. L’écrivain Jonathan Swift disait « Qui partage ses pensées avec un public pourra convaincre à la mesure de ce qu’il paraîtra lui-même convaincu ». D’après Ulule, au lancement de votre campagne, vous avez 3 cercles sur lesquels vous pouvez vous appuyer : la famille et amis, les connaissances et le grand public. 4 mois avant le lancement, n’hésitez pas à impliquer votre famille et amis proches. Ils seront vos premiers ambassadeurs et permettront à votre projet de gagner en crédibilité rapidement.

Puis, séduisez les autres cercles en créant le dialogue, en répondant aux interrogations, en les remerciant pour leur participation tout au long de la campagne.

Règle 6 : montrez vos talents de communicant

Donnez envie de vous suivre en créant un réel storytelling. Votre campagne doit susciter l’intérêt, être attractive, synthétique et authentique : n’hésitez pas à raconter une histoire, la vôtre et celle de votre équipe, montrer l’envers du décor et donner des détails sur l’avancement du projet. Les contributeurs potentiels aimeront se sentir proches de votre univers. Le contenu vidéo, très apprécié des internautes, vous permettra également de rendre votre projet plus “vrai”. Deux minutes suffiront pour transmettre votre vision et montrer votre implication.

crowdfunding bonne pratique campagne communication

Puis lorsque vous aurez atteint votre seuil de crédibilité (30% de la somme demandée), préparez aussi d’autres contenus promotionnels, à destination de votre site, des réseaux sociaux, ou une campagne d’e-mailing, dont le taux de conversion est 34% plus élevé que les autres moyens de communication selon la plateforme Indiegogo. Bien communiquer sera ainsi votre meilleur allié tout au long de la campagne.

Pendant la campagne, courrez le sprint

Règle 7 : gardez en ligne de mire un bon taux de remplissage

Créer une émulation rapide autour de votre projet est essentiel !  Et plus votre campagne atteindra un bon taux de remplissage, plus les contributeurs seront enclins à participer. Les plus indécis seront rassurés par son dynamisme, tout autant que le budget collecté.

Règle 8 : offrez des récompenses attractives

Si vous faîtes appel au don, séduisez ceux qui vous soutiennent avec des récompenses attractives ! Malgré une dimension affective, les contributeurs doivent sentir qu’ils aient un intérêt à participer à votre projet, en gagnant en retour une récompense matérielle et en avant-première.  Il faut à la fois les inciter à être présent et à donner une enveloppe généreuse.

 Règle 9 : allez à la rencontre de vos contributeurs

Tout ne se joue pas à travers un écran. Les rencontres font aussi des miracles. Pensez à une soirée de lancement ou de clôture pour atteindre votre objectif. L’émulation générée par un tel événement donnera la volonté aux réfractaires de contribuer dès le départ ou vous permettra de dépasser vos objectifs avant le gong.

Après la campagne, surfez sur la vague

Règle 10 : continuez avec de nouveaux objectifs

Ça y est, l’objectif initial est atteint ! Vous pouvez respirer mais ne vous arrêtez pas en si bon chemin. Pour qu’une idée mûrisse dans la conscience collective, il faut sans cesse la nourrir. Développer d’autres objectifs, d’autres récompenses. Soyez audacieux et créatifs : enrichissez vos produits, lancez des concours sur les réseaux sociaux, faîtes une action sociale, etc. En un mot : innovez.

Et si votre campagne est un coup de maître, faites preuve de reconnaissance et informez vos investisseurs de votre réussite.

Attention, la recette miracle n’existe pas et un bon nombre de faux pas restent plausible. Pour aller plus loin, nous vous encourageons à vous renseigner sur les erreurs à ne pas commettre lors de votre première campagne de crowdfunding. Créateurs ou repreneurs, peut-être réussirez-vous à créer le buzz comme la startup Prêt-à-pousser, qui a atteint 343% de son objectif sur Kickstarter. Et si vous échouez, apprenez de vos erreurs et recommencez.

crowdfunding definition gagner argent

LE CROWDFUNDING A LA CÔTE ! 1/2

Le crowdfunding fait le buzz auprès des créateurs et des contributeurs. Retrouvez-notre série d’articles qui vous permettra de vous lancer dans cette aventure !

Read More
chatbots chiffres b to b

L’ÉMERGENCE DU CHATBOT EN 3 CHIFFRES

Le chatbot, meilleur atout du service client, fait le buzz dans l’univers des start-up digitales.

—–

Non le chatbot n’est pas votre compagnon à poil, bien que ce dernier vous apportera un soutien sans faille dans votre vie d’entrepreneur. Contrairement à Mistigri, le chatbot est en réalité un robot fonctionnant à l’aide de l’intelligence artificielle capable de reproduire les mots (à l’oral ou à l’écrit) de vos commerciaux les plus aguerris. Avec 3 milliards d’utilisateurs actifs par mois, il  s’implante de plus en plus dans la relation client des grands groupes comme des PME. On considère que 80% des entreprises utiliseront des chatbots pour les interactions clients d’ici 2020. Soit 4 entreprises sur 5 qui confieront leur service après vente, leur gestion client, ou même leurs ventes à nos amis numérisés. Mais pourquoi faire confiance à ces robots ? Quels sont les avantages de cette technologie ? Et comment choisir votre chatbot ?

WAI vous éclaire sur l’univers des chatbots en 3 chiffres.

 

Un marché qui pèsera 994,5 millions de dollars en 2024

chatbots infographie conversationnel chiffres clés

Retrouvez en infographie les 10 chiffres clés du marché des chatbots : https://www.conversationnel.fr/chatbot/marche-chatbots-10-chiffres-cles/

C’est la valeur prévisionnelle du marché mondial des chatbots en 2024, soit un marché multiplié par 4 en 5 ans. Le marché mondial des chatbots représente aujourd’hui 250 millions de dollars. Mais encore une fois, ce sont les Américains qui ont été les premiers à monter dans le train. 57% de ces bénéfices leur reviennent encore chaque année. Et pour cause, 15% des habitants du continent nord-américain ont déjà utilisé un chatbot. Parmis eux, 2 sur 5 sont des cadres. Cela nous laisse entrevoir de belles opportunités de marché en termes de cibles, mais surtout en terme de pouvoir d’achat.

Cet engouement est partagé par nos voisins britanniques, dont 21% seraient prêts à acheter en ligne via un chatbot.

 

Les britanniques de la tranche 26-36 seraient prêts à dépenser jusqu’à 481 livres sterling suite aux conseils d’un chatbot.
En plus de son côté innovant, qui séduit plus d’un utilisateur pour accompagner ses achats, le chatbot est surtout un facteur d’amélioration de la relation client.

Ainsi, avec 77% des chatbots implantés et 60% des chatbots en projet, le service après ventes est la fonction la plus exploitée aujourd’hui.

 

Un surhomme qui vous fait économiser 27 milliards d’heures

 

La technologie chatbot est largement exploitée par le service après ventes, et pour la gestion et l’analyse de la clientèle. Dans quel but ? Optimiser sa gestion en premier lieu. On estime à 8 milliards de dollars les économies annuelles des services clients qui utiliseront cette technologie en 2022.

La majorité de ces économies financières viennent de la diminution du temps de travail. Le chatbot va prendre en charge un grand nombre de tâches chronophages et quotidiennes. Ils vous permettront de vous concentrer sur d’autres projets à forte valeur ajoutée.

Mais comment faire de votre chatbot un employé modèle qui assure dans la relation avec vos clients ?

La clé de sa réussite réside dans la programmation. Mieux vous connaîtrez vos clients, et les questions qu’ils se posent : plus ce service sera efficace.

chatbots

 

 

Par exemple, si vous souhaitez accompagner votre client dans sa navigation sur votre site internet, c’est à votre chatbot qu’il faut confier cette mission.

Si vous avez envie de créer une histoire autour de votre marque, laissez votre chatbot la raconter. Votre chatbot peut même devenir votre mascotte, si vous parvenez à lui faire un look d’enfer.

Dans un contexte de personnalisation des produits, des services, de l’expérience client, le chatbot vous permettra de récolter des informations essentielles au développement et à l’amélioration de vos offres. Vous pourrez ainsi vous différencier plus facilement de votre concurrence.

Bref le chatbot, c’est un peu votre homme à tout faire. Autant d’avantages précieux qui nécessitent en revanche un travail important en amont de son lancement. Entre le choix, et la programmation de ces chatbots : les offres sur le marché sont diverses et variées. Allant de la simple installation du logiciel à la solution clé en main : vous devez prendre un certain nombre de critères en compte dans le choix de votre outil.

 

60 start-up spécialisées dans le chatbot en 2018

La France vient d’arriver sur le quai de la gare, et ce sont les start-up qui sont en première ligne. On compte 60 start-up commercialisant la technologie des chatbots. Pourtant, rares sont les offres qui se ressemblent.chatbot-chiffres-b-to-b-etude-base-de-donnée-madyness

Afin de choisir au mieux l’offre qui vous correspond, voici 5 critères à prendre en compte dans votre sélection :

  • L’utilisation de la technologie NLP : chatbots système

Ou traitement automatique du langage naturel, c’est un critère essentiel à prendre en compte. C’est cet élément qui vous garantira la compréhension des requêtes de vos clients. Si la start-up possède une technologie tierce, vous risquez d’être limité dans le paramétrage et la personnalisation de votre chatbot. Dans le registre technique, vous devrez également choisir entre un chatbot déterministe ou probabiliste. Non ce n’est pas du chinois. Mais il est important que vous sachiez que les chatbots déterministes sont ceux qui se rapprochent le plus du comportement humain. Ce sont également ceux qui auront le moins de réponses vagues ou à côté de la plaque. Si cette humanité est importante dans la stratégie que vous souhaitez mettre en place, alors dirigez-vous vers cette technologie.

  • L’ergonomie du back-office

Le back-office, c’est un peu la tour de contrôle du chatbot. C’est à cet endroit que vous allez pouvoir paramétrer les réponses, créer vos arbres de décisions, consulter et/ou exporter les conversations avec vos clients etc. C’est aussi ici que vous allez pouvoir consulter les chiffres de votre chatbot : taux de bonne réponse, taux de satisfaction, taux de conversion… Il est donc primordial que vous vous sentiez à l’aise dans la navigation et la programmation de ce dernier. Vous devez être capable de vous approprier cette partie. Elle ne doit pas ressembler au cockpit d’un avion où chaque bouton vous donne l’impression que vous allez faire crasher le projet.

 

  • L’Interopérabilité

Mot compliqué qui peut pourtant vous sauver la vie. C’est le bouton d’arrêt d’urgence du chatbot. La start-up que vous avez sélectionné doit vous laisser la possibilité de reprendre la main sur l’échange à tout moment. La technologie n’a pas encore égalé l’Homme, et vous ne pourrez pas prévoir tous les scénarios dès le premier test. Il est donc important que vous puissiez mettre le chatbot sur pause, au risque de passer pour un schizophrène.

  • Références clients

Ce n’est un secret pour personne : chaque secteur a ses problématiques. Il est donc important que la start-up que vous sélectionnez ait déjà été en contact avec votre secteur d’activités. Pour ça, vos meilleures alliées restent les références clients. Elles sont, généralement, fièrement affichées sur les pages d’accueils des start-up. Prenez le temps de les consulter. Elles peuvent être l’élément qui fera pencher la balance pour telle ou telle solution.

  • BONUS : L’interactivité entre les plateformes

Internet a fait exploser les possibilités commerciales, et les offres digitales. Mais le résultat est que nous passons nos journées à naviguer entre plusieurs applications, qui ne sont pas nécessairement liées les unes aux autres. Et quelle perte de temps ! Si vous pouvez éviter ce calvaire à vos clients, faites-le. Par exemple, nous avons la start-up Target First (ancien Watcheezy) qui vous permet de relier votre chatbot aux différentes plateformes de conversations : Messenger, Slack, Zendesk … Vous augmentez ainsi l’accessibilité de votre service et vous multipliez les canaux de diffusion.

Pour aller encore plus loin, vous pouvez intégrer la commande vocale à votre stratégie. Avec le développement des assistants vocaux, tels que Google Home, Siri ou Alexa, l’avant-garde est au chatbot vocaux. Peu de start-up le proposent pour le moment, mais Smartly en est le spécialiste. Cette start-up a trouvé son avantage concurrentielle dans les objets connectés qui sont le web de demain. Sans compter que Google suit également de près ce changement, qui pourrait booster le référencement de votre site internet.

 

Chaque entreprise a intérêt à s’intéresser aux chatbots. Mais celles qui sortiront du lot seront celles qui parviennent à en utiliser tous les aspects, et à se les approprier. N’oubliez pas : le chatbot n’est qu’un outil et ce n’est pas le pinceau qui fait le talent du peintre.