L’IA N’EST PAS DONNÉ À TOUS

Intelligence artificielle (IA) : entre innovation ou effet de mode, la frontière est parfois mince. WAI revient avec vous sur cette technologie et sa réelle signification pour les entreprises innovantes..

L’intelligence artificielle est plus communément appelée IA. C’est une notion qui a vu le jour plus tôt que ce que vous pourriez imaginer. En effet, en 1950 un mathématicien du nom d’Alan Turing a émis l’hypothèse d’apporter aux machines une forme d’intelligence semblable à l’intelligence humaine. Ce scénario qui relevait du fantasme à l’époque est aujourd’hui totalement intégré à notre quotidien.

Les technologies de l’IA ont aujourd’hui été reprises par toutes les plus grandes entreprises mondiales : Google, Microsoft, Apple, IBM, Facebook … Et nous sommes confrontés à leurs innovations au quotidien. Celle qui fait fureur en ce moment, est la reconnaissance vocale :  Siri, Alexa, Ok Google répondent aux désirs humains grâce à une intelligence artificielle. L’IA est donc une technologie très à la mode qui draine de nombreux investissements. Pourtant une récente étude sur “l’état de l’IA” a fait l’effet d’une bombe dans le milieu entrepreneurial : 40% des start-up qui se déclarent comme “start-up IA” n’utiliseraient aucune technologie d’intelligence artificielle.

Mais pourquoi l’IA attire-elle autant d’entrepreneurs ? Et quels sont les raisons qui poussent les start-up à mentir sur leur activité ? WAI revient sur le rapport MMC pour vous.

 

L’IA en 2019 : tout le monde veut en être !

Les chiffres de l’IA explosent. En 3 ans, le nombre de start-up IA a été multiplié par 2,1, tandis que le nombre de start-up sur le marché n’a évolué que de 1,3. IA intelligence artificielle chiffres investissement risquesCrunchbase a répertorié 6305 start-up d’intelligence artificielle dans le monde.

 

La plupart appartiennent à des grands groupes (230 pour Google, 214 pour Microsoft, 91 pour Intel). L’IA est la plus utilisée dans le secteur des médias (25%), de l’industrie (13%) et de l’Assurance et des fintechs (12%).

Ces technologies futuristes à la mode séduisent les investisseurs du monde entier. Le nombre de levées de fonds de ce domaine a été multiplié par 4,5. Tandis que les levées de fonds global n’ont été multipliés que par 2,08. Et chaque gadget a sa part du marché. Dans le Top 3, nous avons les chatbots et agents virtuels qui récupèrent 37% des levées de fonds. Puis nous avons les objets connectés avec 21% du marché. Enfin, les robots se placent sur la dernière marche avec 11% des parts.

Cet engouement pour l’intelligence artificielle vient nécessairement de sa capacité à séduire les investisseurs, et de sa rentabilité. On estime le marché de l’IA à 59,7 milliards d’euros en 2025.

Toutefois, cette technologie représente à la fois un coût important pour les entreprises, et une compétence rare sur le marché. On ne peut s’empêcher de se demander comment font ces milliers de start-up pour financer ce genre de technologie. La réponse ? Parfois n’est pas IA ce que l’on croit…

 

Les start-up de l’IA seraient-elles trop artificielles ?

IA intelligence artificielle chiffres investissement risquesL’appât du financement a aujourd’hui conduit un grand nombre de start-up à surfer sur la vague de l’intelligence artificielle. Si bien que seulement 60 % des start-up dites « spécialisées dans l’IA » l’exploitent de manière significative pour leur activité selon l’étude de MMC. Les autres semblent utiliser l’IA comme un argument marketing sans avoir fait preuve de l’existence réelle d’IA dans leur produit ou service.

L’origine du problème serait une définition trop large de l’intelligence artificielle. Des logiciels simples d’automatisation des tâches sont mis sur le même plan que des technologies beaucoup plus poussées telles que les algorithmes de Machine Learning. En conséquence, toutes les technologies sont confondues, et les investisseurs (peu qualifiés sur le sujet) n’ont aucun moyen de faire la différence. Ainsi, les start-up qualifiées de AI-focused attirent généralement entre 15 et 50% de financement supplémentaire. Et même si elles ne maîtrisent pas toujours leur classification sur le marché,

On ne s’étonne pas que ces start-up ne se battent pas pour être requalifiées correctement.

Ce sera finalement aux investisseurs de vérifier que le produit tient bien ses promesses  pour les start-up dans lesquelles ils investissent. De cette vigilance dépendra l’avenir de l’IA : d’un mot qui devient passe-partout à une véritable révolution technologique.