LE MEILLEUR DU PARIS FINTECH FORUM 2019

Retour sur les sujets phares abordés lors de la quatrième édition du Paris Fintech Forum.

Les 29 et 30 janvier derniers, WAI était présent pour la 4ème édition de la Paris Fintech. C’est l’événement international de référence en Europe sur la Finance Digitale et la Fintech, regroupant plus de 220 chefs d’entreprises, 120 exposants, 60 pays et 2600 participants.  

 

L’événement a été ponctué par de nombreux débats permettant d’approfondir les problématiques de la Fintech en 2019. Au programme : Big Data, Cybersécurité, Insurtech, Regtech, Blockchain, AI et bien d’autres sujets.


Le secteur Fintech en pleine effervescence

Alors que d’aucuns se détournent déjà de certaines startup fintechs en mal de croissance, l’environnement de la Fintech n’a pas dit son dernier mot. S’il est vrai que certains secteurs comme le crowdfunding est déjà vieillissant avec la liquidation de 25 fintechs, des enjeux émergents n’ont pas fini de faire parler d’eux : c’est le cas de l’Assurtech et de la Regtech par exemple.

Les néo-banques, notamment, savle-meilleur-du-paris-fintech-forum-2019-1ent se faire entendre. Selon Laurent Nizri, fondateur du PFF, elles se multiplient à vitesse “grand V”. Mais elles devront apporter quelque chose en plus pour se différencier. De plus en plus de ces startups de la finance décident de se transformer en “plateformes”. Elles offriront des services à d’autres acteurs financiers, qui construiraient ainsi petit à petit de nouvelles offres. Ajoutons que leurs services s’adressent principalement à des TPE-PME. Ce qui laisse entrevoir un grand potentiel de ressources pour ces nouvelles fintechs.

Ainsi en France, on compte aujourd’hui 320 fintechs entrepreneuriales (non créées par un grand groupe) dont 84 créée en 2019. Ces chiffres promettent encore de belles années aux fintech françaises.

 

https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0600581596827-les-fintech-francaises-font-leur-mue-2239910.php)

 

L’inclusion bancaire : le nouvel enjeu de la Fintech

 

L’inclusion bancaire était au centre des débats durant le PFF 2019.

L’idée est de générer des innovations permettant l’offre de services financiers et bancaires de base à faible coût pour des consommateurs en difficultés et exclus des services traditionnels. L’inclusion financière est donc le contraire de « l’exclusion bancaire » qui est directement liée à l’exclusion sociale.

Pour Ben Milne, fondateur et directeur général de Dwole-meilleur-du-paris-fintech-forum-2019-2lla (startup des infrastructures de paiement) l’accès aux services financiers devrait être “un droit humain de base”. Soutenu par Kosta Peric, directeur délégué de la Fondation Melinda & Bill Gates, qui affirmait que l’accès à ces services est la porte d’entrée vers d’autres besoins inaliénables à l’être humain tel que l’accès au soin.

Au niveau entrepreneurial, les fintechs permettraient également de faciliter l’ouverture du marché à d’autres acteurs qui ont jusqu’ici été exclus. Ann Cairns, vice-présidente de Mastercard, a d’ailleurs rappelé que les efforts engagés pour faciliter le recours des PME africaines au micro-crédit ont permis à 50 000 commerçants de se lancer.

La digitalisation des structures financières et bancaires aurait une répercussion directe sur les prix des services qu’elles proposent. Ce changement de modèle impliquant innovation et transformation organisationnelle sera porté par les  fintechs.

 

La juste limite entre innovation et réglementation

Il reste un sujet qui a fait sa place au sein de nombreux débats :  l’utilisation des données personnelles dans le secteur bancaire.

Les intervenants ont mis en avant l’importance de l’utilisation de ces données. Elle leur permet de personnaliser davantage les services. Elle représente un avantage concurrentiel considérable et favorisant la fidélisation client.

Pour Frédéric Janbon, directeur général de BNP Paribas AM, nous nous dirigeons vers une ultra-personnalisation des services bancaires. Ce changement est caractérisé par l’obligation de tous les acteurs de la chaîne de valeur de placer le client au centre des préoccupations.

le-meilleur-du-paris-fintech-forum-2019-3Pour autant, les données collectées sont soumises à des règles très strictes qui impactent directement les Fintech. La directive DSP2 par exemple encadre le secteur pour une meilleure protection des consommateurs et une plus grande sécurité des paiements.

“La DSP2 oblige les banques à fournir l’accès aux données de leurs clients (avec l’accord de ces derniers) à des acteurs tiers que sont les initiateurs de services de paiement (comme PayPal) ou les prestataires de services d’informations sur les comptes (les agrégateurs présentant des tableaux de bord et outils de gestion des finances personnelles). Ce sont souvent des fintechs, mais parfois aussi d’autres banques ou des assureurs.”

Comme le rappelait Éva Kaïlì, député Européenne, la réglementation n’est pas conçue pour étouffer l’innovation.
“L’innovation, c’est violer les règles, mais pas la loi”. Finalement ces réglementations représentent-elles une contrainte ou une opportunité pour les startups ?

 

Vous l’avez compris, le monde de la Finance a encore du chemin à faire. Les Fintechs sont au coeur du changement. Nous vous donnons rendez vous le 28 et 29 janvier 2020 pour le PFF 2020.