LE CROWDFUNDING A LA CÔTE ! 1/2

Le crowdfunding fait le buzz auprès des créateurs et des contributeurs. Retrouvez-notre série d’articles qui vous permettra de vous lancer dans cette aventure !

Se lancer dans l’aventure entrepreneuriale est une question de décisions stratégiques, de temps mais aussi d’argent. Trouver des financements est aussi crucial que de construire un business plan tangible. Bien sûr, faire appel à une banque est un moyen de confirmer la solvabilité de votre projet et de le financer à moyen terme. Les prêts d’honneur et les prix sont aussi une aide précieuse. Mais il existe une alternative à ces méthodes traditionnelles, qui permet d’une part, de donner une visibilité à votre idée et d’autre part de lui donner vie : le crowdfunding.

D’ailleurs, la banque et le crowdfunding peuvent avoir une relation très complémentaire. La preuve avec BNP Paribas qui s’est rapprochée de certains acteurs comme Ulule ou SmartAngels pour sécuriser les transactions mais surtout permettre un dispositif qui mixe crowdfunding et prêt bancaire. Pensez-y !

Le financement participatif aidera sans aucun doute à propulser votre projet vers le chemin du succès.

 

Le crowdfunding : les français disent oui !

Le crowdfunding, appelé aussi financement participatif, a pour objectif de mettre en relation gratuitement des porteurs de projet et des financeurs (une majorité de particuliers), à travers de multiples plateformes Internet. L’objectif est de financer un projet avec ou sans contrepartie ou de prendre quelques parts du capital d’une société. Il ne s’agit pas de levée de fonds mais de fonds externes.  Si à la base, cette alternative a vu le jour pour contrer une réalité économique, les plateformes pullulent aujourd’hui sur la toile, rencontrant un fort succès. Selon le baromètre du crowdfunding en France, cette alternative a permis de financer 33 381 projets en 2018 représentant une somme de 1.4 milliards d’euros. Cet engouement s’explique par la simplicité et la rapidité du fonctionnement mais aussi parce que cette solution répond à une finalité : donner un nouveau sens au financement. Si votre idée séduit, les éventuels financeurs répondront soit à une démarche philanthropique soit à la volonté de percevoir un revenu supplémentaire à travers un projet qui leur parle.

Les possibilités de campagne sont multiples et trois formes sont possibles pour booster votre innovation.

1, 2, 3 Choisissez votre formule

Le crowdfunding servant à compléter un autre dispositif de financement, ou à tester votre marché et glaner de futurs prospects paraît une solution judicieuse, à condition d’en saisir toutes les subtilités. Il existe trois formes de financement participatif : le don, le prêt et l’investissement.

crowdfunding définition gagner argent moyens

 

Le don (crowdgiving)

C’est la forme la plus simple. Les donateurs décident, après un coup de cœur, de soutenir votre projet, sans contrepartie financière. Le montant du financement pour un don n’est pas plafonné. Mais les sommes versées sont généralement assez faibles, culminant autour de 60 euros.

Il est possible cependant d’opter pour une contrepartie en nature, une récompense, selon ce que permet votre activité : un tee-shirt, un billet d’entrée, etc. C’est un moyen de remercier ceux qui vous suivent dans l’aventure. Et en général, c’est une stratégie qui fonctionne ! Selon le baromètre de crowdfunding 2015, les campagnes basées sur le don avec récompenses ont 61% de chance de réussir. Le don n’est d’ailleurs pas soumis à une réglementation particulière si ce n’est les règles générales du code de la consommation.

 

Le prêt (crowdlending)

1 million d’euros, c’est le total maximum que vous pouvez emprunter à travers différentes plateformes. Le prêt qui vous sera consenti aura une durée maximale de 7 ans. Qu’il s’agisse d’une personne morale ou physique, tout le monde peut vous aider, avec ou sans intérêt. Depuis 2016, les personnes physiques qui souhaitent jouer le jeu sont limitées à 2000 euros par projet pour des prêts avec intérêts et 5000 euros pour des prêts sans intérêt. Le montant moyen des contributions varie entre 90 à 2000 euros selon la nature du prêt. Les remboursements sont majoritairement mensuels (prêts amortissables vs prêt in fine, en fin de projet). Une partie du capital et des intérêts sont versés sur le compte du prêteur chaque mois.

Plusieurs modalités sont définies : le montant, la durée, le type de prêts, le taux (vous devez conclure un contrat avec chaque prêteur et déterminer un taux d’intérêt fixe) et le type de supports comme le minibon qui prend la forme de bon de caisse nominatif. Le minibon s’apparente à un crédit professionnel amortissable à taux fixe. Le financement n’est pas limité.

 

L’investissement (crowdequity)

Pour votre projet, vous pouvez espérer récolter 2.5 millions d’euros (plafond maximum). Si vous êtes bientôt à la tête d’une start-up ou d’une PME, c’est un bon moyen d’obtenir des fonds. Vos investisseurs deviennent actionnaires de votre entreprise. Ils sont libres d’investir ce qu’ils souhaitent. Le montant de la participation n’étant pas plafonné. La plupart des plateformes imposent par contre un montant minimum pour les investisseurs. Il faut compter 100 euros pour certaines et jusqu’à 1 000 pour d’autres et un montant minimum à lever de 30 000 à 200 000 euros. L’investissement se définit en capital, en obligations ou contre royalties.

Pour plus de précisions, rendez-vous sur le portail de l’économies et des finances.

Sachez que vous pouvez même mener plusieurs campagnes simultanées. Une campagne de dons n’est pas incompatible avec une campagne en royalties, une campagne de prêt ou en capital.

Alors prêt à lancer votre campagne ? Tel un exploit relevé par un sportif de haut niveau, l’aventure entrepreneuriale requiert une préparation minutieuse. Le crowdfunding n’est dénué de subtilités. Les 10 règles pour parvenir au succès seront à lire dans notre prochain article !